courage

Publié le par Corybante










Le courage me manque, j'ai un tas de choses intéressantes qui m'attendent et je suis prostrée dans une attente de quelque chose ,à la fois de grave et rassurante.
Parcourant certains blogs à la recherche de renseignements, d'aide pour mon travail ,je me heurte sans arrêt à moi -même.
Je vois bon nombre de personnes mettre par écrit des mots, des idées et qu'en espèrent-ils ?Pauvres innocents! Savez-vous que la vie est sauvage, rude, sans pitié et que tout le monde se fout de ce que vous dites.

Sorti de l'enfance où tu ne te brisais qu'un doigt, une cheville, le poignet, où tu t'éraflais la joue, le genou.Adultes ce sont des jets de pierres que tu reçois en plein visage, des bains de fange, des écharpes de ronces et pour refuser le malheur ,on joue,on s'amuse,on se raconte des histoires, pour tromper le silence, on rit.
Heureusement l'art est ma délivrance, je n'écoute plus guère de musique , ayant fait une "over dose" .Pas une over dose de cocaïne, non, une over dose de musique,et oui ,c'est possible..... Il y en a qui écoute Bach, Mozart pour se détendre moi ça me torture,ça me démolit.
Depuis peu ,je réécoute un tout petit peu de musique. Dans mes études de Grec qui ont cicatricé mes blessures ,j'ai rencontré des Géants comme Homère ou Platon.Aujourd'hui je dialogue avec Sophocle et son Antigone,Sophocle est très économe de mots pour dire l'essentiel .j'essaie de traduire avec la même économie de mots et d'y placer des silences nourris de gestuel et  de respirations  .
Demain j'ai rendez-vous avec Pline le Jeune ,oui ,je fais aussi du Latin. Qu'est que la vie m'oblige à faire pour avancer. 
J'ai trompé ma solitude quelques instants, je  retourne au travail. le Bailly m'attend,le Ragon n'est pas loin ,Mazon va me proposer son délire,et un petit coup dœil sur le Grévisse pour la cohérence  , allons-y ,c'est parti.

 
Publicité

Publié dans poésie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Bonsoir: c'est vrai la vie moderne nous a comblées et, au même temps trahis. Le monde va trop vite, on ne prend plus le temps de voir, écouter, de partager...mais nous aussi avons participé au système. Il nous faudrait garder un réseau proche, un petit refuge, pour nous ressourcer.rosario
Répondre